Nommer ce qui se joue dans votre prise de parole

Avant de choisir un dispositif, il est utile de décrire précisément ce qui vous gêne quand vous parlez en public. Les difficultés ne se ressemblent pas. Certaines concernent le savoir-faire : structurer un propos, tenir le temps imparti, poser la voix, terminer sur une idée claire. D’autres touchent la posture : un trac qui déborde, un sentiment de ne pas être légitime, une envie de convaincre qui raidit l’expression, une image de soi qui ne correspond pas au rôle occupé. D’autres enfin se concentrent sur une échéance : une convention, une conférence, une annonce interne ou une interview attendue à une date connue. Une même personne peut cumuler ces trois dimensions, mais l’une domine souvent. La repérer oriente le choix entre une formation, un coaching et une préparation ciblée.

Ce qu’une formation permet de travailler

Une formation à la prise de parole apporte en général des repères communs : construire un message, hiérarchiser ses idées, utiliser des exemples, gérer le regard, la respiration et le rythme, s’exercer devant d’autres participants et recevoir leurs retours. Le groupe est une ressource en soi. Il permet d’observer des styles différents, de dédramatiser certaines maladresses et de mesurer que les questions que l’on croyait personnelles sont largement partagées. Ce format convient lorsque le besoin est d’abord méthodologique, lorsque plusieurs membres d’une équipe doivent progresser ensemble, ou lorsqu’un dirigeant souhaite acquérir une base solide sans exposer une situation confidentielle. Les parcours de communication présentés par Laurence Dilouya se déroulent en petits groupes, avec quatre modules d’une demi-journée, et associent notamment la prise de parole impactante et l’entraînement face aux médias.

Ce qu’un coaching permet d’explorer

Il arrive que les techniques soient connues, parfois depuis longtemps, et que la difficulté persiste. La voix se serre au moment d’ouvrir une réunion importante, le discours préparé sonne faux, la contradiction d’un auditeur fait perdre le fil. Dans ces cas, le sujet n’est plus le geste mais ce qui l’entoure : la relation à l’exposition, l’écart ressenti entre ce que l’on est et ce que le rôle semble exiger, la peur d’un jugement précis, ou une manière d’aborder l’auditoire héritée d’un autre contexte. Le coaching de dirigeant offre un espace individuel pour examiner ces mécanismes à partir de situations vécues, essayer d’autres façons de se présenter et vérifier leurs effets entre deux séances. La prise de parole devient alors l’un des lieux où se travaillent la présence et la cohérence du leader, plutôt qu’une compétence isolée.

Le cas d’une échéance identifiée

Lorsqu’une intervention précise approche, la question se déplace. Il ne s’agit plus de progresser en général, mais de réussir ce jour-là devant ce public. La préparation porte alors sur le contexte de l’événement, les messages essentiels, les questions susceptibles d’être posées et la manière d’y répondre sans se figer. Le mediatraining relève de cette logique : il s’adresse aux interviews, mais aussi aux conférences, aux conventions, aux tables rondes et aux captations vidéo. L’entraînement se fait en situation, avec des regards complémentaires selon le besoin. Ce format est pertinent quand la date est proche, quand l’enjeu de réputation est élevé, ou quand le dirigeant maîtrise déjà les fondamentaux et cherche une mise en condition sur un contenu réel. Il ne remplace pas un travail de fond si les difficultés reviennent d’une intervention à l’autre.

Des critères pour décider

Quelques questions, proposées à titre de suggestions, peuvent aider à trancher. La difficulté est-elle récurrente ou liée à un événement unique ? Une récurrence oriente vers la formation ou le coaching, une échéance vers une préparation ciblée. Concerne-t-elle plusieurs personnes de l’équipe ou vous seul ? Un besoin collectif se traite bien en groupe. Porte-t-elle sur des techniques que vous n’avez jamais apprises, ou sur des techniques connues que vous n’arrivez pas à appliquer ? Le premier cas relève de la formation, le second appelle plutôt un coaching. Les sujets à aborder sont-ils confidentiels au point de ne pas pouvoir être évoqués devant des pairs ? Le cadre individuel s’impose alors. Enfin, qu’avez-vous déjà essayé ? Un dirigeant qui a suivi plusieurs formations sans changement durable a une indication utile sur la nature réelle du blocage.

Combiner les approches sans les empiler

Les trois voies ne s’excluent pas, mais leur ordre compte. Une formation peut donner des repères qu’un coaching aidera ensuite à incarner. Un coaching peut faire apparaître un besoin technique précis, plus efficacement traité en groupe. Une préparation d’événement peut révéler une question de posture qu’il sera utile de reprendre après la date, à froid. L’écueil consiste à multiplier les dispositifs sans avoir clarifié l’attente initiale, ou à confier à une séance d’entraînement un travail qui demande de la durée. Un premier échange avec Laurence Dilouya sert précisément à distinguer ce qui relève d’un apprentissage, d’un travail sur soi ou d’une préparation opérationnelle, puis à définir un cadre, un rythme et des objectifs observables. Ce point de départ évite de choisir un format par habitude et permet de vérifier, après quelques semaines, que la prise de parole évolue dans le sens souhaité.

Repères éditoriaux liés aux offres de coaching et de conseil présentées sur ce site. Pour découvrir l’expérience de Laurence, consultez son parcours. Accompagnements : Coaching de dirigeants, Communication des dirigeants, Mediatraining.